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Checklist : être prêt pour le 1er septembre 2026
Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent au moins savoir recevoir une facture électronique. Voici la courte liste des choses à cocher pour aborder l'échéance sereinement.
Mis à jour le 6 juillet 2026 · Sources officielles
La seule obligation universelle : recevoir
Une seule obligation vous concerne à coup sûr le 1ᵉʳ septembre 2026 : être capable de recevoir une facture électronique. Elle vise toutes les entreprises assujetties à la TVA, sans exception de taille, de chiffre d'affaires ni de secteur — de la grande entreprise au micro-entrepreneur.
Cette échéance a une particularité : vous n'en avez pas la maîtrise, parce qu'elle ne dépend pas de vous mais de vos fournisseurs. Le jour où l'un d'eux émet sa première facture au format électronique, vous devez pouvoir la réceptionner. Et comme les grandes entreprises et les ETI ont, elles, l'obligation d'émettre dès cette date, la bascule d'au moins un de vos fournisseurs est quasi certaine. Un fournisseur d'énergie, un grand prestataire, un loueur de matériel : il suffit d'un seul.
Concrètement, un PDF reçu par e-mail ne suffira plus pour vos achats entre professionnels : la facture arrive désormais dans votre plateforme, au format structuré. C'est la brique commune à tous, indépendante de votre propre date d'émission. Un artisan ou un indépendant qui n'émettra ses factures qu'en 2027 doit malgré tout être prêt à recevoir dès 2026.
Choisir sa plateforme agréée (PDP)
Pour recevoir, il faut une porte d'entrée : une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), agréée par l'État. C'est le socle de toute la préparation — sans elle, aucune facture ne peut vous parvenir, et rien d'autre ne peut se mettre en place.
La même plateforme portera ensuite votre émission, quand votre tour viendra, ainsi que votre e-reporting si vous y êtes soumis. Choisir tôt règle donc d'un coup la brique obligatoire de 2026 et prépare le terrain pour la suite, plutôt que de disperser les décisions dans l'urgence. C'est le seul vrai choix que la réforme vous demande ; autant le faire au calme.
Le premier réflexe coûte cinq minutes : demander à l'éditeur de votre logiciel de facturation ou de comptabilité s'il intègre déjà une PDP, ou à laquelle il se connecte. Beaucoup d'outils le font. Attention à une distinction utile : un simple opérateur de dématérialisation (OD), non agréé, ne peut pas transmettre directement à l'administration — il doit lui-même passer par une PDP. Vérifiez donc que la plateforme figure bien sur la liste officielle des plateformes immatriculées, publiée sur impots.gouv.fr, où plus d'une centaine sont déjà référencées.
Logiciel et mentions
Deux vérifications restent à faire du côté de vos outils : que votre logiciel devienne une « solution compatible », et que vos factures portent les nouvelles mentions attendues. Ce sont les deux points techniques de la checklist, et tous deux se règlent le plus souvent par une simple mise à jour.
« Solution compatible » signifie que votre logiciel sait produire une facture au format structuré du socle — Factur-X, UBL ou CII — et dialoguer avec votre plateforme. Là encore, la réponse vient de votre éditeur : dans la plupart des cas, une mise à jour suffit, sans changer d'outil ni réapprendre un logiciel.
Côté contenu, quatre mentions s'ajoutent à celles que vous portez déjà : le numéro SIREN de votre client, l'adresse de livraison des biens lorsqu'elle diffère de l'adresse de facturation, la nature de l'opération (livraison de biens, prestation de services ou opération mixte), et, le cas échéant, l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits. Ces mentions s'appliquent aux factures émises à compter du 1ᵉʳ septembre 2026.
Aucune de ces quatre mentions n'est révolutionnaire : le SIREN du client, par exemple, passe simplement de facultatif à obligatoire. Ce qui change, c'est qu'une machine va désormais les lire. Une donnée manquante ou mal placée peut suffire à faire rejeter la facture. D'où l'intérêt de laisser le logiciel les gérer automatiquement plutôt que de les saisir à la main, champ par champ.
Connaître sa date d'émission
L'obligation d'émettre — produire vos propres factures au format électronique — ne démarre pas à la même date pour tout le monde. Savoir dans quelle vague vous tombez fixe votre véritable échéance, celle qui compte pour organiser votre passage.
Deux jalons se succèdent : le 1ᵉʳ septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ; le 1ᵉʳ septembre 2027 pour les PME, les TPE et les micro-entreprises. La réception, elle, s'impose à tous dès 2026 — c'est l'émission qui suit ce calendrier en deux temps.
Si vous êtes une petite structure, vous disposez donc d'une année de plus pour l'émission. Ce n'est pas une raison pour tout repousser à la dernière minute. Rien n'interdit d'émettre plus tôt : la facturation électronique est ouverte sur la base du volontariat depuis juillet 2025. Beaucoup préfèrent s'y mettre au moment où ils règlent déjà la réception, pour ne gérer qu'une seule transition au lieu de deux.
Repérer si le e-reporting vous concerne
Dernier point à cocher : vérifier si le e-reporting vous concerne. Il vise les ventes que la facture électronique ne couvre pas — celles aux particuliers (B2C) et celles réalisées avec l'étranger.
Si vous vendez à des particuliers, ou à un client (ou fournisseur) établi hors de France, vous ne transmettez pas une facture structurée : vous communiquez à l'administration les données de ces transactions, complétées des données de paiement pour les prestations de services. Beaucoup d'entreprises relèvent des deux mécanismes à la fois — un commerçant qui vend surtout à des particuliers mais facture parfois une entreprise en est l'exemple type.
La bonne nouvelle, c'est que ce flux repose sur la même plateforme agréée : c'est elle qui transmet les données, à la fréquence prévue selon votre régime de TVA. Le point à cocher n'est donc pas une tâche mais un repérage : savoir si vos ventes vous y exposent, pour vérifier que la PDP choisie gère bien le e-reporting en plus de la facture électronique.
FAQ
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je ne suis pas prêt à recevoir en septembre 2026 ?
Dois-je déjà émettre en septembre 2026 ?
Par quoi commencer si je m'y prends maintenant ?
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