Formats
Les formats : Factur-X, UBL et CII
Factur-X, UBL, CII : trois noms techniques qui font peur. La bonne nouvelle : dans la plupart des cas, vous n'aurez pas à choisir vous-même. Voici ce qu'ils sont et pourquoi.
Mis à jour le 3 juillet 2026 · Sources officielles
La norme EN 16931 : le « quoi »
Avant de parler de formats, il faut comprendre la norme EN 16931, adoptée au niveau européen. Elle définit ce qu'une facture doit contenir: les champs obligatoires, les codes de TVA, l'identification fiscale, les conditions de paiement… C'est un langage commun. Les trois formats ci-dessous ne sont que trois façons de l'écrire.
Facture structurée, en clair — Une facture « structurée », c'est une facture dont chaque information (montant, TVA, date…) est rangée dans une case que l'ordinateur sait lire toute seule — au lieu d'un simple PDF qu'il faut recopier à la main.
Les trois formats du socle : le « comment »
| Format | Nature | En clair |
|---|---|---|
| Factur-X | Hybride (PDF + XML) | Un PDF lisible par l'humain qui contient, caché à l'intérieur, les données lisibles par la machine. Le plus répandu en France. |
| UBL | XML pur | Un fichier de données sans image. Standard international très courant. |
| CII | XML pur | Un autre fichier de données ; c'est d'ailleurs ce XML qui vit à l'intérieur d'un Factur-X. |
Tous les trois respectent la norme EN 16931. Factur-X a un avantage psychologique de taille : comme il garde un PDF lisible, on continue de « voir » sa facture comme avant.
Lequel devez-vous choisir ?
En pratique, vous n'aurez souvent pas à choisir. Les plateformes agréées (PDP) sont obligées de gérer les trois formats et de les convertirentre elles. Si vous émettez en UBL et que votre client préfère Factur-X, la conversion se fait automatiquement. Votre travail se limite à produire une facture conforme depuis votre logiciel — la mécanique des formats, c'est l'affaire de la plateforme.